dimanche 7 septembre 2008

Chose promise...

Voici donc une DEUXIEME planche bien que ça ne se soit pas franchement bousculé au portillon des commentaires…Merci les potes, je sais à quoi m’en tenir désormais…

Cette planche est, en théorie, si j’arrive à résister contre vents zet marées à ma flemme légendaire et à un emploi du temps chargé, la première d’une saga dont vous me direz des nouvelles…pas par commentaires interposés, on s’est compris, grumph !!!

UNE HISTOIRE DE P’TIT DOM




À 7 ANS MA MÈRE M’A APPELÉ AÏCHA / PARTIE 1






mardi 2 septembre 2008

Re-en passant...

Bon! Très bien les gens, on fait un deal...Si j'ai au moins UN commentaire à propos de la planche, j'en remets une, ok ?! Non paske ya pas de raison pour qu'il y ait que moi qui bosse !!!
A bon lecteur...

jeudi 28 août 2008

En passant...


Si vous êtes sages, en cliquant sur la page elle s'agrandit...

vendredi 15 août 2008

Hommage

Des choses que l’on devrait dire comme si on allait mourir demain…
Une petite fille, 7 ans, quelque chose comme ça…
Dont la vie partait sérieusement en lambeaux…des parents qui se déchirent pour finir par se séparer…un père qui souffre de tant aimer et de ne pas savoir comment retenir ce qui lui échappe et une mère qui se cherche tant qu’elle ne sait plus regarder l’essentiel, voir que ce qui pourrait la rendre enfin heureuse se trouve là, tout près…
Une petite fille aux grands yeux cernés qui comprend beaucoup, beaucoup trop de choses…
Tout éclate, tout explose, de nouveaux visages, de nouveaux noms, de nouvelles sensations…
Elle reste droite sur les genoux de sa mère et regarde, analyse, sans un mot, dans sa petite tête…Mais tu es là et tu m’entraînes dans les escaliers, vers ta chambre et tu parles et tu parles et tu parles…Tout ton visage est un sourire, tes yeux immenses brûlent de vie…
Tu m’emmènes dans ton royaume de bandes dessinées et de contes et ton doux babillage me berce…J’oublie tout, ces adultes si loin qui s’occupent de choses sérieuses…Je veux rester là pour toujours au creux de cette enfance que tu m’offres…Je t’aime d’être aussi heureux, aussi vivant, de me sauver d’eux, de moi-même, de tant me donner sans t’en rendre compte, sans calcul, de m’avoir prise par la main comme si c’était la chose la plus simple du monde et de m’avoir emmenée dans ta chambre, loin des adultes et des choses sérieuses…Je t’aime de m’aimer et je puise silencieusement en me laissant bercer par ton doux babillage, je puise dans cette source d’amour qui me redonne, je le sens, des forces pour continuer…
Tu m’as sans doute sauver la vie sans que personne ne le sache, ni moi, ni toi, ni ces adultes qui au lieu de s’occuper de choses sérieuses auraient du s’occuper de l’essentiel…
Merci d’avoir été là et d’avoir été toi…
La petite fille et le petit garçon doivent bien vivre encore quelque part…et le lien qui les relie est indestructible, comme un frère et une sœur et bien plus que ça même mais le mot n'a pas encore été inventé...

mardi 17 juin 2008

Changement d'atmosphère

Ufff, va quand même falloir que je vous éclaircisse certaines questions, notamment en ce qui concerne où c’est que j’habitais…

Le truc c’est que je l’ai tellement rabachée cette histoire…

Ben oui, paske bon, c’est une des premières choses qu’on demande quand on rencontre quelqu’un…et comme j’ai jamais fait dans la simplicité, alors à chaque fois, et Dieu sait que ça fait beaucoup de fois quand on débarque dans une nouvelle fac, avec tout plein d’étudiants, dont de nombreux erasmus, qui semblent avoir tous le même sondage à faire…

Sacré boulot, paske moi, 1, j’ai deux prénoms et je suis foutrement incapable de m’abstenir à n’en fournir qu’un ce qui, nous sommes d’accord, pourrait pas mal contribuer à raccourcir les présentations qui sont en générales assez fastidieuses surtout si on considère le facteur multiplicatif évoqué plus haut…Mais je peux pas choisir, alors…je raconte pourquoi…
Ensuite, 2 donc, j’étais la SEULE erasmus et donc la seule élève de tout le campus à être en histoire de l’art, puisqu’à Galata c’est essentiellement du droit, de la com et des sciences politiques qui sont proposés…y a pas d’histoire de l’art…alors j’explique…

Bon, en 3, d’où je venais ça encore ça pouvait aller si je me contentais de dire d’Aix.
Mais vous pensez bien que je ne pouvais m’empêcher de rajouter que je n’étais en aucun cas aixoise et que si j’y étais née ce n’était que par pur pragmatisme, la clinique d’Aix étant la seule du Luberon…



Tout ça n’arrangeait pas ma réputation…en plus de mes cheveux que j’avais faits ratiboiser avant de partir pour, pensais-je, me simplifier la vie justement et ma dégaine de « j’ai mis ce qui me tombait sur la main en me levant paske bon avec 23 k autorisés en soute, j’ai surtout pris des bouquins… », je me suis vite faite cataloguée de hippie, voir de grunge !!! (ça c’était bien la première fois que j’y avais droit, faut dire qu’avec tous ces étudiants venus des quatre coins de France et de Belgique, il y avait un certain renouvellement dans l’étiquetage…).


Bref, je vous sens bouillir d’impatience, alors c’est reparti pour un tour…


Théoriquement (notez bien, « théoriquement », ai-je dis…) j’avais un plan assuré avant de partir…Un couple turc de mes connaissances, m’avait proposé de venir habiter chez eux, vue qu’eux-mêmes rentraient sur Istanbul…
Du coup je ne prévoyais rien d’autre…c’était plutôt un super plan quand on pense à la galère que c’est de débarquer dans un endroit dont on ne connaît pas le moindre bout du rue et juste quelques mots de la langue qu’on y parle dans ladite rue…
Sauf qu’avant même que je m’embarque, les problèmes surgissaient…
Un tout petit mail de l’air de rien du tout m’avertit, une semaine avant le décollage que ça va pas être possible, on ne peut pas t’héberger la première semaine, si tu peux retarder ton avion…mais bien sûûûûr, trop facile !!! Je suis certaine qu’Air France va se faire un plaisir de m’arranger ça !!!!
Un peu affolée, là quand même, je contacte une copine qui a une autre copine (ouais, déjà ça sent le plan foireux) qui est à Istanbul justement en ce moment…
C’est donc comme ça que je me suis retrouvée dans un appart de Tunel…
Jusqu’ici ça va…
Mais l’histoire ne s’arrête pas là, bien évidemment, car le couple en question s’était mis dans la tête que j’étais sous leur responsabilité…
Bon moi au début, je n’y ai rien vu à redire…
Donc au bout d’une semaine je refais mes valises pour allez squatter chez la sœur à mon amie, la femme du couple turc en question, paske la maison où ils voulaient m’accueillir est encore en travaux…
Hem, vous me voyez expliquer tout ça en turc ?! Déjà qu’en français…

Ceci dit, je dois reconnaître que pour les premiers mois, ce fut LE plan !!!
J’habitais à Etiler, un des parc à riches de la ville, dans un appart grand comme un château, sans loyer à payer, écran plasma dans chaque pièce, la femme de chambre qui me faisait ma lessive et mon lit et sers-toi dans le frigo, te gène pas, et les clefs, et tu rentres quand tu veux, tu fais ta vie, ça ne me regarde pas…Wouaaaw !!! De l’or en barre !!!!
Oui, là c’est sûr que les autres erasmus qui avaient galéré pour trouver une colloc à moindre frais en sachant qu’on se fait toujours arnaquer quand on est étranger, ils bavaient un peu !



Une hippie donc mais qui habitait à Etiler, rentrait en taxi et allait à la fac de Galatasaray, en sachant que c’est l’une des plus huppée d’Istanbul…
Boh, moi vous me connaissez, j’ai une grande capacité d’adaptation, alors passer de 9m2 à…ouuuuf je sais pas combien il pouvait y en avoir dans cet appart mais largement plus !!!!
Ca ne m’a posé aucun problème !!!


Allez...ciaooo !!!

lundi 16 juin 2008

Visite guidée

Au cours de cette première semaine stambouliote je jouais quand même pas mal les touristes, il faut bien le dire…

Pour ne rien vous cacher, dès que j’en eus l’occasion, je me précipitais entre les murs froids et épais de Ste So, que je n’avais pas visitée lors de mon précédent voyage à Istanbul…

Ben oui, à cette époque, je trouvais que c’était trop cher, qu’il faisait trop beau, j’étais jeune et stupide, un peu, oui, d’autant que je vous rappelle, ça se passait l’été juste avant mon entrée à la fac, en histoire de l’art, on suit toujours ça fait plaisir, et qu’est-ce que je me prenais dans la rétine juste après m’être callée sur les bancs de l’amphi…Ste So, justement !!Grandiose, s’étalant dans toute sa déformation via le projo, sur la toile de fond tendue à l’intention des étudiants…je me suis pas mal maudite sur le coup…

Mais si on s’en tient à ce bon vieux verre à moitié plein, du coup, j’avais un peu plus matière à apprécier puisque je l’avais étudié…mmmoui…en plus pour les étudiants en art c’est gratuit la visite, non négligeable!!
Et puis en février, sous la pluie, on apprécie nettement plus de devoir s’enfermer…

J’en garde une impression d’immensité, donc, de prouesse architecturale (faut le faire tout ce marbre à l’étage soutenu par quelques colonnes maigrichonnes et ce depuis le VI°s.) et de courants d’air effroyables…

Je ne crois pas que ce fut cette fois là non plus que je sus l’apprécier à sa juste valeur…
Je me suis juste demandée comment Justinien arrivait à chauffer ses causeries hivernales…il devait très certainement restait bien au chaud ailleurs, dans son palais par exemple…l’église c’était surtout pour la frime…
J’allais donc me réchauffer au musée des arts turcs et islamiques…
Pas un chat, dis donc !!! Sensation d’être le dernier être vivant sur Terre, contemplant les vestiges d’une humanité héroïque…j’aime pas la foule qui se presse devant les objets et qui oblige à faire des bonds quand on ne mesure qu’1,60 mètre pour espérer voir un bout de céramique, mais quand même…
Du coup, j’avais tout le service de surveillance pour moi toute seule…de là à se sentir observer…
Mais ce dont j’avais vraiment envie de vous parler, tout ceci, n’étant en fin de compte qu’une petite intro pour vous mettre dans l’ambiance, c’est de Sokullu Mehmet Pacha camii

Quand on cherche les mosquées à visiter à Sultan Ahmet, en général on ne vous parle que de la Mosquée Bleue…Bon, bien sûr que je suis allée la voir, mais plus pour y prier entre les heures de visites qu’autre chose, en fait…

La Sokullu, elle est plus petite c’est sûr et si comme moi vous n’aviez pas reçu les conseils avisés d’un autre amoureux d’architecture (merci Olive) et la chance de tomber sur un gars de la région pour vous y conduire, vous risquiez comme temps d’autres de passer à côté…

C’est sûr qu’il faut savoir la dénicher et sans mon guide je ne pense pas que j’y serais arrivée…En plus elle était fermée et il a dû parlementer avec l’imam pour que je puisse y pénétrer…

Un petit bijou, une petite merveille qui s’offre à vous une fois le tunnel qui mène à la cour franchi…

Allez, hop, un peu d’histoire...
Construite au cours du XVI° s. par Sinan, le fameux grand architecte de Suleyman, pour son vizir, Sokullu Mehmet Pacha, sur le site d’une église byzantine en ruines, Haghia Anastasia, elle en possède la charge mystique de ces lieux particuliers que les hommes choisissent et réemploient au fil des siècles pour leur dévotion.

Ecrin de pierre qui s’ouvre avec les portes de la mosquée et vous dévoile les joyeux de faïence d’Iznik et de peintures.
Ca c'est le minbar et le mihrab...

L’Imam, tout heureux d’avoir un visiteur, deversait un flot d’explications dont je retenais surtout son amour du lieu...et puis aussi que le petit point noir, là, encastré au milieu du mihrab, était un morceau de la pierre noire...

Les vitraux donnaient juste ce qu’il fallait de lumière et j’aurais aimé rester des heures seule à m’imprégner de l’atmosphère...

Mais touriste j’étais, alors je pris quelques photos, remerciais vivement le vieil homme et m’en fus avec mon guide vers d’autres merveilles...
Hi hi hi....görüşürüzzzz !!!!

vendredi 13 juin 2008

Le Tavla

Le Sunrise hôtel (ouais je sais trop pourri comme nom), à Sultan Ahmet, quand vous prenez par les petites ruelles descendant vers la mer, derrière la Mosquée Bleue (mmmh, ça fait rêver, non ?!), était donc devenu mon Q.G…enfin plus exactement son resto, où je venais me caller bien au chaud entre deux gambades…



C’est là, entre les tables, que j’ai fait la connaissance d’un suisse, grand bourlingueur, qui avait fini par échouer là et par devenir membre à part entière de la famille des hôteliers.
Chauve, très édenté et bien porté sur la bouteille et sur les expériences mystiques, ce qui, si vous faites le calcul, et n’oubliez pas de rajouter l’accent, bien qu’elle fut en français, rendait sa conversation dure à suivre…et c’est bien connu, l’alcool ça fait parler…mais comme il avait des choses intéressantes à raconter et que moi j’avais soif d’apprendre, sur Istanbul, les voyages, les expériences mystiques et la Vie en générale…je me concentrais de toutes mes oreilles !


Enfin heureusement entre deux services, Argan, un des fils du patron, venait m’aider à lui tenir le crachoir et à passer à autre chose en sortant la boîte de TAVLA…

Aaaah, le tavla !!! Apprenez jeunes gens, que le Tavla est LE sport national (quoi, le foot ?...) et en Turquie, je ne le répéterai jamais assez, on ne rigole pas avec ce qui est national !!

C’est donc avec un grand sérieux que j’écoutais les recommandations d’Argan, paske bon ben moi j’y connaissais rien à ce truc, là…

Le tavla ou Izmir tavla est un
jeu turc de hasard raisonné (ouais, ça, c’est du concept, le « hasard raisonné »), pour deux joueurs, qui se joue sur un tablier avec des dés et des pions. Le but du jeu est de faire effectuer à tous ses pions le tour du tablier et les sortir le premier. Les deux joueurs effectuent le tour du tablier en sens inverse (pfou la la, dans le genre disturbant…à chaque début de partie il fallait qu’il me redise dans quel sens je devais tourner !!)
La stratégie à employer est un mélange de blocage et
d'attaque en emprisonnant les pions adverses (ouais, enfin, bon, stratégie, on a dit que c’était un jeu de hasard, non ?! Ah, si y a des stratégies ? Ah bon...).
La présence de lancers de dés rend le calcul des probabilités indispensable (je suis carrément morte de rire !! Si vous croyez que je sais compter les probabilités !!! Je sais même pas ce que c’est, d’ailleurs…).
Wikipedia, l’Encyclopédie libre (je vous ai dit que c’était du sérieux !)

Le hic, c’est que le brave garçon n’était pas très patient et moi…hem !
En sachant que les explications étaient en turc évidemment, mélangées à de l’anglais et le tout à grand renfort de geste…
Fort heureusement, Ali, un petit gars super chouette qui passait de temps à autre par là, secondait mon professeur et fusse dû à son jeune âge, on se marrait vachement plus et j’apprenais beaucoup plus vite, aussi, du coup...


N’allez pas croire que je perdais mon temps ; il est indispensable d’être initié à ce jeu le plus tôt possible si vous comptez résider un certain temps chez les ottomans.
Parce que, c’est bien simple, TOUT LE MONDE Y JOUE, et c’est culturel et prout !!!!


Vous pouvez demander votre boîte de tavla dans n’importe quelle maison de thé, assister à des parties à chaque coin de rue et je ne vous parle pas des soirées tavla entre étudiants !!!
Je ne suis jamais devenue une bonne joueuse au grand dame d’Argan qui espérait que je devienne un adversaire à sa taille, mais ça a été un formidable prétexte pour passer de bons moments à siroter thé sur thé en fumant un narghilé et en bavardant gaiement…

Elle est pas belle la Vie ?! Haydi görüşürüz canlarım !!!